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Que représente Jean-Louis Murat pour vous ?

Une élégance très très rare dans l’écriture en français. Il a cet appétit pour les mots justes, ce sens profond de ce que doit être une chanson, dans notre langue. Un esprit indépendant, qui sait se mettre à nu sans se prostituer. Ça aussi, c’est rare, toutes époques confondues. J’ai découvert Jean-Louis Murat avec "L’ange déchu". Derrière la production - atroce - des années 80, il y avait ce texte, ample et pop à la fois. Retrouvé le bonhomme avec "Mustango", justement, et plus lâché depuis. Murat représente la synthèse de ce que j’aime musicalement et de cette chanson française exigeante, si difficile à pondre ! Sur "Viva Calexico", il dit "je vois mieux qui je suis, moi, là". C’est exactement ce que je ressens grâce à lui.

Pourquoi avoir participé à ce projet ?

En 2008, un label de Chicago a sorti mon premier album. Parmi les titres travaillés, un seul était en français : "Au Mont Sans-Souci". J’avais envie de le retravailler sous forme de valse bancale. Une sorte de tribute dans le tribute, à Howe Gelb, à qui Murat me fait penser aussi…Les gens du label ont trouvé ça "so french"…

Si vous deviez retenir une chanson de Jean-Louis Murat ?

Allez, "Jim" sur "Mustango". Pour son ambiance plus que pour son texte. Mais c’est un véritable condensé de classe…

Jean-Louis Murat en un mot ?

Sensuel

Un album de Jean-Louis murat ?

Mustango sans hésitation. C’est un album qui restera…

L’héritier sur la scène actuelle ?

Un héritage, c’est trop lourd à porter…mais disons que ce plaisir des mots trouve quelques échos notamment chez Bertrand Belin, qui a lui aussi un univers légitime et original…Et puis, pour faire un trait d’union avec Mustango/Calexico et l’Arizona, il faut citer Marianne Dissard ! Grand talent de plume et artiste -internationale- dans l’âme…

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