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J’avais juré que jamais on ne m’y reprendrait. L’Angleterre pouvait toujours se palper sa bourse pleine de pop, je détournerais mon regard, proposant mes services à une clientèle plus regardante à ce qu’elle propose. Car la perfide Albion a bonne mine, aussi frileuse qu’un Claude Puel au commande d’une corvette, l’Angleterre n’existe plus que pour les rééditions des Beatles et par sa première League surmédiatisée. Musicalement elle semble morte, comme si John Peel avait été enterré avec. Et puis il y a eu cette pochette, cette tronche, mixte entre James Dean et Morrissey, un dandy Punk du nom de Esser. Comme tout droit sorti d’un film que Kean Loach aurait réalisé sous la direction d’un Tarantino fan de la banlieue londonienne et de ses briques rouges, Esser est surtout un miracle, comme Beck en son temps, une anomalie, un virus mutant qui vous transforme des années de productions musicales. Braveface garde ce qu’il y a de meilleur, et parvient à tout faire cohabiter (Puel prends en de la graine) en une même surboum musicale. Des fantômes rodent, Robbie Williams pleurent sa mère (Real Life), Lilly Allen se cache dans sa roulotte (Satisfied) et le Beta Band se dit, qu’enfin il n’a pas fait tout cela pour rien. Probablement le disque du plébiscite en cette année, Braveface ne se prostitue jamais, il sait donner du plaisir gratuitement, piochant dans les caniveaux luxueux, qu’ils soient de la pop ou du jazz. Ce qui est rare c’est Esser.




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