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L’œil est malin. Le sourire est à peine voilé, magnifique fossette comme si il riait du tour qu’il venait de jouer, encore une fois dirais je, sans que cela ne semble émouvoir ses contemporains, qu’ils soient auditeurs ou musiciens.

Scott Matthews en a certainement dégagé une forme de philosophie, continuant un travail en tout point exceptionnel. Si l’écrivain (oui lâchons le mot, à ce niveau nous pouvons le nommer ainsi), si le compositeur ne fait pas dans la recherche des fulgurances aussi aveuglantes qu’un flash sur autoroute, c’est qu’il est bien au dessus de tout cela. A ce niveau de talent, quand on possède cette voix (tantôt Rufus Wainwright , ici et là il surpasserait presque Buckley dans l’émotion non feinte, comme sur le prodigieux « 86 Floors From Heaven ») il n’y a presque qu’à respirer pour dégager une telle plénitude chez l’auditeur.

Ce genre de frisson est rare. Il faut peut être retourner chez le grand Mark Hollis, même si Scott Matthews n’a pas grand chose à voir avec les constructions de Hollis, mais le résultat est presque le même. Au moment de vous écrire ces mots, je tremble, l’émotion me gagne, au plus profond de moi. Je sais alors pourquoi je ne pourrais jamais vivre sans musique, sans ces moments offerts pour à la fois tenir debout et aimer se blottir contre ceux que nous aimons.

Disque à pleurer de bonheur (la beauté fait pleurer) « Home Part 1 » est peut être, et sera probablement un chef d’œuvre oublié, un classique qui n’aura pas son nom dans les livres d’histoire, qu’importe Scott Matthews continuera inlassablement de nous offrir ses chansons belles à mourir, avec ce regard toujours aussi bienveillant et malin, et cette petite mou de l’artisan qui prend les compliments avant tout pour une raison de plus de croire aux autres. Un disque à partager, à aimer….à ne jamais oublier. Un chic garçon en qui croire.




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