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Que représente Jean-Louis Murat pour vous ?

Je n’ai jamais été fan, mais je ne lui dénie ni caractère ni talent ni charisme. C’est un monument auvergnat national, le genre de grandes gueules bourrues qui attirent ma sympathie sans qu’en général j’en fasse trop étalage - de peur qu’il se mette à râler sur moi - ou me demande si j’aime ses chansons. Je me souviens d’une compilation de Noël, dont il avait fini par renoncer à être le jury parce qu’il nous trouvait tous nuls... C’est pas un souvenir gratifiant mais ça me fait sourire quand même. Voilà un personnage intègre et pas cul-cul la praline, au moins.

Pourquoi avoir participé à ce projet ?

Pour ne pas m’en tenir à mes préjugés, pour m’ouvrir à ce qui me dépassait. La ligne de basse "bluesy" de cette chanson m’étant vraiment insupportable telle quelle, je l’ai simplifiée à deux notes bourrinées en laissant bien le sons des gratouillis sur les cordes. Et je dois dire qu’au fur et à mesure des versions je me suis attaché à cette chanson. Mes premières reprises étaient d’un mauvais esprit bête et facile ; dans la dernière, celle qui a été conservée pour le tribute, il y a du respect voire... un brin d’affection, osons le dire. Et une envie de lire Jim Harrisson, ce qui a son importance.

Si vous deviez retenir une chanson de Jean-Louis Murat ?

Le col de La Croix-Morand, pour ses connotations sexuelles aventureuses.

Jean-Louis Murat en un mot ?

Rats-taupiers. (Une de ses célèbres gueulantes, et pas la moins justifiée d’ailleurs)

Un album de Jean-Louis murat ?

"Suicidez-vous le peuple est mort". Pour la formule et le titre plus que pour le son, j’avoue.

L’héritier sur la scène actuelle ?

Il s’auto-hérite bien, je pense. Mais rien qu’autour de Clermont, je connais des rockers en français qui à mon sens n’ont rien à lui envier : Sly de Bruix, Karton, Géraud...

Avec Tact on sort en avril notre premier album (bientôt un microcultures, autant avertir !). On joue en première partie des Liminanas et Comelade le 27 février à La Coopérative de mai.

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Witold travaille sur la publication du livret de sa conquête de Broadway et le rejouera sans doute par ci par là d’ici l’été prochain. Si tout va bien une ou deux revues voudront peut-être de ses satanés poèmes cette année, et il a une chronique en retard sur Ada.

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