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Sa courte biographie répète sur toute plateforme ; " Au départ, il y a juste cette envie de faire des morceaux avec un laptot et des VST (instruments virtuels). Pouvoir composer et produire n’importe où avec le minimum de matériel possible, sans ligne artistique directrice." Mais pour Ludovic Bousquet –Carton, Aka Terre neuve, la musique a plus de fond que cela, il m’est impossible de penser que pour un si bon disque il n’y a que du matériel. Il doit, obligatoirement, y avoir une passion, ors donc, une sensibilité tartinée sur une base de bon gout. On dit dernièrement qu’a chaque jour la musique, composition et création, est plus facile d’accès, que tout un chacun peut créer des œuvres d’art sonores a tour de bras, il y a à prendre et a laisser, Terre neuve, je prends. La musique n’a pas toujours besoin de la meilleure terre, ce n’est pas une science, mais un art, elle a juste besoin que la terre soit fertile, le glam rock c’est semé sur le quartz, le folk sur la mousse de sous-bois, le heavy sur la falaise de bords d’arctiques et le grunge sur la moisissure des rues. Terre neuve se sème sur une ligne entre terre et ciel que nous nommerons intelligemment horizon. C’est l’endroit rêvé pour voir plus loin que le regard, et pour être partout a la fois. De cette place sans pression ni stress, il cultive une chanson française, cette belle chanson française des phrases d’orfèvres, poésie actuelle au service des sons, sans méandres, sans lourdeurs, volage et volante, accompagnante et guide des compositions, socio a part entière de ce projet. Musique aux effets faciles pour entrer par la grande porte dans les cœurs et les hanches, électro Lo-fi promouvant des envies de bouger la tête en rythme, ambiances éthérées, modernes, cool et enivrantes, musiques de chambres sensuelles qu’ornemente cette voix chaude et intime. Ces strophes sont récitées, chantées, avec une douceur infime, un calme estival de panoramas tropiques ou interne, grandes étendues que la mélodie emplie un tant soit peu (ces voix Daho, Yves Simon, Murat et Dominique A, Cohen pour les outre-mer, sans grandes opéras mais d’énormes transmetteurs d’émotions), une voix d’écume, dont la respiration vient s’échouer au-delà des oreilles dans des mots voyageurs et actuels, paroles d’oniriques existences et poésie visuelle. A cette hauteur de la chronique, alors que j’écoute, je retrouve des bribes des Manureva de Chamfort, de cette élégance, de ces exotiques luxes, de Manset dans la timidité fragile, la composition basé sur un paysage poétique, sur la sensation , a cette hauteur de la chronique, je découvre le talent d’huiler parfaitement les engrenages sonores, voix et musique, corps et âme, la pause nécessaire, le calme et la folie bien soupesés, sage homme, oui, sage homme de bon gout capable de séduire en étant lui, mais menteur, menteur de mensonges tolérés, car je ne crois pas qu’il y ait eu au début juste l’envie de faire de la musique sur un laptot, il y avait derrière, le petit miracle de l’art.




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