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Elle
doit être belle la presse anglaise au moment où sont écrites
ces lignes. Ils doivent être beau les aboyeurs qui voyaient
en gorillaz un très bon disque gâché par la petite teigne
de blur. Elle doit avoir la flemme de se rendre au zoo pour
visiter le gorille car comment (oui c'est une question stupide
mais il faut noircir) passer à côté de cet album sous prétexte
que damon albarn participe (à 100 %) à celui ci. Comment maltraiter
ce clint eastwood meilleur single interplanétaire depuis le
loser de beck. Damon albarn chez les gorilles. De blur il
reste des miettes éparpillées sur Re-hash (qui flirt avec
la dernière production du groupe, une fille comme capitaine
de bord et la dilettante en figure de proue) sur 5/4 (cet
accent coockney qui traîne chez weezer et pavement) ainsi
que sur Punk (un moonkees chez les gorillaz dans la jungle
de song 2). Pour le reste c'est un terrain de jeu rêvé pour
pop star intelligente. Tomorrow comes down affirme le talent
de damon ; un rôle de slacker jamais très loin d'un holden
caufield hip hop. Sur new genious c'est massive attack chez
les ploucs alors que pour sound check et sa drum and bass
crasseuse se serait plutôt punch et catchers. Dans la majorité
de ce disque le primate est en liberté (man research un morceau
très spécials) ou encore le H.I.P H.O.P. jubilatoire de rock
the house ou avec le double bass dans lequel damon prend de
la morphine au pied de la porte. Dans une grande partie de
ces disques de récréation la fin est souvent victime d'un
essoufflement avec après tant d'énergie dépensée à jouer,
mais là au contraire. IS 2000 (future bande son d'histoire
sans parole), Latin simone (buena vista social club dans la
jungle, ou ibrahim ferrer chez les canailles, le vrai parrain
de l'affaire) Starshine (reggae sous ectasy, et damon en chien
battu)Slow country (sublime pop song parasité, trés grand
moment de ce disque) témoignent de la splendeur de ce disque.
Alors les critiques anglais n'ont qu'a bien se tenir dans
la cage, enfermés dans ce M1AI rempli de zombies et de gorilles
qui vont à la vitesse d'un clint eastwood remix leur faire
passer l'envie de chanter gare aux gorilles. S'il en reste
qu'un faites que ce soit lui !
Gerald
de oliveira
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