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La voix, la voix huile des engrenage, la voix qui maitrise la sauvage technologie (ici ne croyez pas que je me trompe, l’électronique peut être très humaine tout comme l’humain est facilement machine), la voix de Jason Sloan qui engraisse les petits instruments de tortures retraités en instruments de musique, tant profondément que le vieux bois ne crisse plus, que le fer oxydée serre sans peine nos cous jusqu’à voir la lumière d’un paradis plus obscur que les anneaux de Dante. Voix dompté par des années de kermesses obscures, ayant passé bien au-delà des inquisitions que ces sons reçoivent normalement. Cette voix sœur froide des Xymox, Wolfgang press, des eighties 4AD, sur ces mélodies de métal gelé mais épiques, dérives de sons des ateliers et usines teutonnes où Test Dept. trouvait sa joie dans les boues noires de nos âmes, voilà l’écrin de ce groupe peuplé d’un seul esprit, chercheur quasi scientifique des empreintes de Front 242, des Adn de Fad Gadget et des lumières éclaboussâtes de Trisomie 21.

Car il y a de la lumière dans ces bas-fond de fonderies abandonnées, car il y a toujours de la place dans nos tribus pour ces mélodies planantes qui sombrent au dessous de plages infinies dans des effets de timides aigues marinés dans tant de graves instants de grandeurs industrielles, même si il y a des décennies de répétitions de rythmes rafales et de couches de tons a la fois si similaires et tellement individuels, vous avez écouté ça en 80 quand les fils déchus des joies punks trouvèrent pour père adoptif Kraftwerk, puis des frères de second mariages comme Depeche Mode. Non, rien n’est pareil dans ces jeux d’atmospheres glauques, chaque chercheur est un ion libre doté d’envies et desirs divers, de poesie variée, de blessures inegales, si vous pretez attention a chacune des entités ci-dessus nommées, vous discernerez des nuances merveilleuses autant qu’infimes en chacun d’eux, un traitement different des outils, un amour plus fort des studios intimes, la cold wave est un champs immense, une steppe infinie dont la froidure n’empêche la culture de tout aliment, tout fruit, toute racine. Jason Sloan est un véritable professeur de l’art de la cold, travailleur intérieur aux outils si bien huilés, et pour thèse de son œuvre, cet obsessif opus, The wait, brillant dans ses obscurité et arrangé comme structure d’architecte, hypnotique comme show de magicien de siècles passés, romantique dans son ingénierie matérielle.




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