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Face à cette pochette pouvant être extraite d’un manifeste raélien j’ai endossé ma panoplie de super détective spécialisé dans les supercheries musicales. Sur la pochette je n’ai rien détecté, les dessins, formes cabalistiques qui doivent signifier quelque chose dans le cerveau, probablement contrarié, de l’auteur. Face au nom j’ai pensé à une blague autour des Pixies, Santiago faisant place à Chicago, mais non pas de supercherie mais des supercheries, des jupettes comme ces ministres de Juppé pour remplir un cahier des charges démagogiques.

Rien de précis sur la pochette, des suspicions sur le nom mais vite disparue, il fallait dés lors passer à l’essentiel, la musique, les chansons. Celles ci reflètent un universalisme qui ne semble pas de façade, le chant passant allègrement de l’anglais au français en passant pas l’allemand, sans parler des écritures nous rappelant certaines écritures asiatiques.

Musicalement pas un port d’attache, plutôt du vagabondage qui nous mènera aussi bien en Asie, en Orient que dans un film de Sergio Leone ou carrément dans un cave humide mais totalement en adéquation avec les sous sol d’un Berlin en effervescence. Disque joyeux sans jamais tomber dans le sourire béat, « Surfing Cuties » est une ode à la vie, le vivre ensemble qui semble la difficulté d’un monde qui marche complètement de travers. Probablement inadapté à celui ci, ce « Surfing Cities » a donc entrainé une pointe de scepticisme chez moi, très vite balayé par le plaisir d’écoute d’un disque qui sait se faire totalement foutraque sans se laisser totalement dans le n’importe quoi. Joseph Holc (Joe Chicago) serait même à ranger dans la catégorie des virtuoses, mais un virtuose qui n’est pas dans la démonstration mais dans le partage, recevant au final plus qu’il ne va donner. Disque aux directions multiples, « Surfing Cuties » nous promène, nous propose le voyage, la rencontre, la joie de vivre ensemble, nous donnant envie de sortir dans la rue et de chanter « Kali Yuga » entrainant ma rue, mon village, mon pays, le monde pour une danse comme pour une grande réconciliation.

J’en suis alors à m’excuser de mes précautions préalables, remerciant même ce jeune homme pour ce disque comme un appel à l’amour entre nous tous (bon y a un côté raélien pour le coup…….la ferme Gerald…) Merci.




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