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Je sais que le comique de répétition a ses limites. J’ai toujours du mal à comprendre que l’on aille voir un comique en spectacle, quand nous connaissons la chute des sketchs, s’apprêtant presque à rire en avance de celle ci, comme ci l’essentiel était de montrer que nous sommes de ceux qui savent.

Donc, toi lecteur fidèle, je vais essayer de t’épargner mon courroux sur ce qui devient un objet de crispation en écoutant Midas Fall, c’ est à dire le chant éthéré, et souvent atterrant de la chanteuse du groupe, qui nous épargne presque de nous pencher sur les musiques d’un groupe qui pourra faire tout le bruit qu’il veut, il sera noyé sous les vocalises souvent sirupeuses d’une jeune femme qui devait écouter les disques d’un certaine variété nous arrivant du pays des caribous, avant que les membres du groupe lui fassent écouter des disques des Cocteau Twins.

Se détacher du chant de Elizabeth Heaton sera toujours aussi difficile que de regarder une étape du Tour de France sans penser à votre pharmacien. Sauf que si les routes de la France peuvent avoir un charme certain, les compositions de Midas Fall s’enferrent dans un gloubiboulga dans lequel il est compliqué de trouver un axe.

« The Menagerie Inside » confirme nos réticences envers ce groupe, qui ici a voulu penser son album avant tout pour une représentation scénique, que nous espérons moins alambiquée, moins grandiloquente, moins tout, sous peine d’une chute que l’on pense irrémédiable.




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