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A force de croire que l’on a tout dit sur Sonic Youth on fini par s’en persuader définitivement et railler assez facilement les nouvelles productions du groupe. Si thousands leaves laissait à désirer washing machine et surtout experimental…..nous entraînaient dans une veine au flux ragaillardi. Depuis deux ans parallèlement à ses productions dites " grand public " sonic youth sort sur son propre label des ep où l’expérimentation est le maître mot. Taxé depuis de pédantisme gériatrique SY sortait donc un nouvel album en pleine crise de popularité. SY serait il devenu un groupe chiant, un groupe ronronnant de travers ou le réel dernier bastion avant gardiste de l’indie music. C’est donc sous control du génialissime Jim O’rourke qu’un fantôme aérien survole N.Y. city pour finir par se prendre les pieds dans le tapi et tout casser sur son passage. Alors que Renegade princess morceau indigne et tellement rétrograde pour cette avant garde musicale nous ride, nevermind (what was it anyway) nous dévoile un sonic youth pure jus entre expérimentation aveugle et format pop. Ces histoires de fantôme finissent par devenir réalité avec Thurston Moore qui poursuivi par une horde en furie réussi à ce cacher derrière un mur (de son ?) . Sur streamXcsonik subway sonic youth nous apprennent qu’ils ont passé leurs vacances chez les simpsons, bart à la guitare et Homer aux percussions Les fantômes sont de retour sur ce superbe nyc ghosts & flowers où l’humour jamais bien loin est taquinée par une ambiance inquiétante. Passant timidement la tête par la fenêtre afin de mieux constater les dégâts de cataclysme. Tout grince dans le vent les radiations sonnent le clairon. Sonic Youth mettent à la lumière un enfant de l’ombre trop souvent laissé dans les éprouvettes de leur label. Avec sonic youth si les pas de géant ne sont plus légions force et de constater que les pas en arrière sont bannis. Nyc ghosts & flowers tisse des fils entre les deux mondes et part la même nous prend dans sa toile.