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Des saisons oubliées, il en remonte à l’écoute d’After Hours. Et des belles et des tristes. Toutes teintées de ce rock indé chevillé au corps...Ces groupes américains, pour la plupart, ces guitares grésillantes, faussement approximatives, des pluies torrentielles, cette voix lancinante, monotone. Qui déroule un espace immense comme un morceau de The Wedding Present, Superchunk, Sebadoh ou Pavement. Où la guitare est reine. Au-delà des racines et références, Afters Hours tisse une identité évidemment personnelle, qui tient aux mélodies, somptueuses. Flirtant avec le shoegaze, le slowcore de New Year ou Codeine est surtout la ligne d’horizon de l’album. Une beauté froide et étrange. Une sensibilité à fleur de cordes, maîtrisée, profonde.

Les lignes de clavier agissent comme des caresses ou des larmes. Enrichissent un univers aride, lui confèrent une dimension singulière, déjà loin des souvenirs. Pour des paysages en clair-obscur, entre deux humeurs, entre deux époques peut-être. La puissante énergie des morceaux rencontre alors Felt, et cette délicatesse pop tout en nuances et méandres. On succombe, on se déverse dans cette musique complexe, douce et forte, lente et vive. Qui prend le temps pour le ralentir, avant, soudain, de le malmener. Et de jouer ainsi avec les états, les éclats d’âme et les sentiments paradoxaux. Comme un ciel de Bretagne, partagé en permanence entre éclaircie et averse, lumière et sombreur. Des saisons qui renaissent, et mieux encore, qui se projettent dans l’avenir. Comme la perpétuation d’une exigence...Un besoin de splendeur.




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