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S’il suffisait d’un signe pour crier son désespoir nous serions tous à agir comme des marsupilami en transe. Sans notre voix, nous pourrions utiliser celle des autres, donnant à ce désespoir des allures finalement de crise de la parole. Quelle est la différence entre un autiste qui montre le ciel du doigt et A Mute jouant du Le Zeppelin avec la main moins lourde que Mogwai mais surtout la fausse faconde musicale de GYBE. A bien y écouter, ce nouvel opus de A Mute est une cascade de petites notes nostalgiques (la nostalgie, notre bouée de sauvetage quand le présent nous laisse perplexe) un herbier de notes sur lesquelles le groupe aurait laissait couler un peu d’eau. Nostalgique, mais ce tournant vers un futur que l’on imagine ailleurs, A Mute propose le voyage dans l’espace avec les secousses les moments de calmes, les temps de plénitudes, sans débourser une année de salaire d’un joueur de Chelsea, juste en fermant les yeux. Post pop rock, A Mute laisse une trace, un sillon permettant à notre rivière de désespoir de se jeter dans une mer imaginaire.

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