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Jamais je ne me suis attaqué à la plastique des artistes en plus douze années de sévices sur le web, à part peut être pour le premier effort discographique d’Edward. Gueule d’ange, comme celle d’un boxeur qui aurait évité les coups toute sa carrière. L’image et le son semblent aussi venir du pays des petits hommes aux ailes blanches, car oui Edward possède une voix qui pourrait demander des comptes à la pureté, tant celle ci y trouve ici une incarnation bouleversante. Après deux EP, dont le bien nommé « Life Is Beautiful » (fort à parier que Ribery aurait appeler son premier EP autrement) Edward nous propose un voyage plus long du nom de « Black Tree », titre d’une chanson qu’il nous chantera au creux des nos oreilles, soulgné par des cuivres splendides. Avec faiblesse peut être j’irais jusqu’à dire que l’on cherche la perfection toute sa vie, Edward lui c’est son quotidien. Mais reprenons les choses dans l’ordre et l’étonnante ouverture « Back To The Road ». Edward s’efface derrière un son lourd, chantant du fin fond d’un tunnel qu’il remonte au rythme des percussions. La lumière est au bout, mais par pour tout de suite. Car « Knife & Gun » est le seul moment poussif, comme si Depeche Mode avait abandonné le sponsoring pour slim Fast pour partager les préconisations diététiques du clown. Avec « My Sea » on s’attaque aux choses sérieuses. Edward s’invite à la table des grands, surtout sur « Blue Eyed Man » sur lequel il se donne un petit côté Presley. Un titre presque suranné, comme un chant de Noël que nous nous autoriserions à chanter même au printemps. « Life Is Beautiful, » lui était un éclaireur du précédent EP, il irradie le disque, même les sonorités sombres semblent briller sous le soleil de cette voix. La mystique de l’avancée vers l’inconnue ici à son paroxysme. Et à Edward de continuer dans le prodigieux avec « Two Little Birds » (Part One) » climax du disque, comme si Depeche Mode prenait le contrôle du disque. Morceau romantique, mélancolique, dansant……très grand titre. On s’habituerait tellement à l’excellence sur l’on passerait presque sous silence à « I See You When He Smiles » qui trônerait dans la salle des merveilles chez la plupart de ses contemporains, alors que chez Edward c’est une chanson parmi d’autres. Avec « Nothing In My Belly » Il emmène une trame simple vers un souffle épique (à l’échelle d’un film de Rhomer) vers le grandiose. La surprise sera pour la fin avec « The End Of Something » un titre presque soul, un rien désenchanté qui se poursuit en une chanson à la perspective cinématographique. A chanter avec Billy Holliday dans un rêve. Et pour clôturer le tout, « Every Day Spent Together Is A Perfect Day » marqué du sceau de la simplicité, de la classe, un titre que Johnny Cash n’aurait pas désavoué, une façon bucolique de terminer un premier album impeccable. Un arbre noir offrant des fruits sublimes. Un chef d’œuvre ? Normal.




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