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Que représente Pavement pour vous ?

Un groupe découvert sur le tard, vers 1998 avec des titres comme « Stereo » aux arrangements lo-fi et au mixage surprenant, mélange de bidouillages et d’énergie servis sur des mélodies poppy. Le tout produisait une alchimie musicale jusque-là inédite pour mes oreilles. Si on ajoute à ça l’extrême coolitude qui se dégageait du groupe à travers sa musique, c’était quand même un cocktail hyper excitant, un genre de chaînon manquant entre Beck et la scène rock de l’époque, qui donnait forcément envie d’en savoir plus. Ça m’a permis par la suite de découvrir les autres facettes du groupe que ce soit à travers leurs morceaux plus torturés (« Fight this generation », « grounded », « Trigger cut », etc.) ou à travers des ballades, belles à pleurer (« Here », « Ann don’t cry », etc.)

Pourquoi avoir participé à ce projet ?

En attendant un projet de reprise d’Odelay de Beck, ça paraissait la seule alternative raisonnable.

Si vous deviez retenir une chanson de Pavement ?

« Cut your hair ». Mélodie impeccable, paroles improbables, solo inimitable… c’est du condensé de Pavement.

Pavement en un mot

Classe !

« Slanted and Enchanted » ou « Wowee Zowee » ?

Moitié, moitié.

Son meilleur héritier dans la scène actuelle ?

Le meilleur héritier c’est Stephen malkmus & the Jicks, évidemment ! Sinon, il y a aussi Thee oh sees.

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