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Si vous aimez l’ordre, les choses bien rangées, une forme de allons y lâchons le mot, de pureté géométrique, et bien passez votre chemin, je vais même vous dire cassez vous, en vous braillant comme un animal agonisant et qui préfère encore la dignité du départ seul, que l’empathie brulante et piquante de ceux qui restent.

Shiko Shiko n’a pas le sens du rangement, nous pourrions même dire que leur marque de fabrique serait la tenue parfaite d’un bordel étonnant. Dans le sillage d’Animal Collective sur certains aspects, Shiko Shiko semble bannir le mot piste de peur qu’on le range dans le cercle des brouilleurs. Non, « Best New Bestioles » ne brouille aucune piste, le chemin semblant impossible à tracer, même un topographe expert rendrez son contrat de travail, tant les mouvements de terrain sont aussi fréquents que les oscillations du CAC 40 un jour de victoire de Richard Gasquet à l’US Open.

Rien ne semble avoir de prise sur le groupe. La joie de jouer avec un jeux d’enfant proportionnelle à celle de chanter aussi fort que possible pour essayer de couvrir une section rythmique détonante. L’écoute répétée de « Masca Masca » pourrait je lui persuadé relancer l’économie mondiale, pour peut que ce long chemin proposé par Shiko Shiko soit suivi à la lettre, le souffle épique qui l’accompagne avec.

« Best New Bestiole » est un disque turbulent et méchamment joyeux dans le sens le plus fort du terme (vous danserez sur « Firefox 330 000 »), une orgie sonore et rythmique ne nous faisant pas regretter le silence. Enorme.




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