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Goldfrapp, nous les avons beaucoup aimé puis moins puis plus du tout et de retour beaucoup.... Rien de cyclique dans notre rapport à ce groupe, juste des albums sublimes et attachants, d’autres moins et surtout inégaux. En 2000, quand ils sortent leur chef d’œuvre inaugural, "Felt Mountain", nous sommes envoûtés par ce patchwork de Nino Rota, Georges Delerue, Ennio Morricone et la voix bouleversante d’Alison Goldfrapp

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec leur deuxième album, "Black Cherry", le duo voulut éviter de répéter la même recette et se renouveler avec cet opus trés dance qui ne parvint pas à nous convaincre, loin de là. Le désamour entre eux et nous commença là avec des écoutes polies de plus en plus distraites...

Goldfrapp serait donc définitivement le groupe du seul et inusable "Felt Mountain". Aussi, cet été, quand nous tombons un peu par hasard sur le clip d’ "Annabel", nous sommes presque surpris du plaisir réel ressenti à son écoute. C’est un peu comme la rencontre improbable d’une Dusty Springfield qui aurait oublié le "Groove" et Elizabeth Frazer, influence revendiquée de la diva. Dès les premières notes, je comprends que "Tales Of Us" sera l’album des retrouvailles avec Goldfrapp.

Finie la splendeur électronique du Trip Hop des débuts, place au dépouillement et à l’acoustique. Plutôt un classicisme dans les compositions mais sans académisme naphtaliné... Pour preuve, le clair-obscur "Drew" Et puis il y a cette voix que nous croyions ne plus entendre. Ecoutez "Ulla" et oubliez le 36.15 (Hum !!!)

"Alvar" et cette ressemblance troublante avec le piano de "ces gens-là" de Brel ne vient que confirmer cette impression de tenir enfin à nouveau un grand grand album de Goldfrapp. A l’ornière de l’évanescence et de la frontalité, Alison Goldfrapp choisit de ne pas choisir mais plutôt de tisser sa toile ironique autour de nous.

Ne nous attardons pas sur la grosse machine electro sans substance, 3thea" qui semble lorgner vers une Italo Disco qui ramène le duo à ses mauvais penchants et les font passer pour des suiveurs pathétiques des plus doués dans ce registre, Chromatics... Peu glorieux, peu intéressant mais heureusement la parenthèse est courte.

Pour ceux qui douteraient, "Simone" viendra réduire en cendres leurs incertitudes. Avec "Stranger", je me plais à rêver à un duo idéal , Paul Buchanan des (Feu ?) Blue Nile avec la divine blonde.

Ici on atteint des sommets de douceur. Vous ressentez ce bien-être que l’on ressent dans une foule, quand on a l’impression de ne faire qu’un avec la multitude, de voir notre identité se fondre dans un anonymat serein comme un cocon protecteur. "Laurel" convoque une Diana Krall à l’interprétation enfin sobre et se révèle comme l’une des nombreuses cimes de ce "Tales Of Us". Il renvoie au meilleur de "Felt Mountain" et ne déparerait pas aux côtés de "Horses tears", "Utopia" ou "Human". "Clay" sera le dernier chapitre de ce "Tales Of Us"’ qui signe le grand retour de Goldfrapp

Goldfrapp est mort !!! Vive Goldfrapp !!!

Goldfrapp est revenu d’entre les morts !!! Vive Goldfrapp !!!

Goldfrapp est vivant et bien vivant !!! Vive Goldfrapp !!!

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