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La musique électronique n’est jamais aussi pénétrante que lorsqu’elle palpite, lorsqu’elle vibre, comme un cœur qui pompe le sang inlassablement pour l’envoyer à l’ensemble du corps. Le beat que l’on découvre ici résonne justement comme le battement qui vient frapper à nos oreilles après une longue course. La texture est organique, elle bouillonne en permamence et évoque une forme de matrice utérine…

Une première partie de la réponse vient du fait que l’homme qui se dissimule derrière le pseudonyme F/Lor a manié la basse dans un groupe séminal – Prohibition, qui devait par ses envolées bruitistes associées à une rythmique implacable, préfigurer l’avenir du post-rock français – et au sein de NLF3 – groupe exploratoire et expérience musicale complète et complexe à lui seul -. Pour le reste, il suffit de regarder le CV de Fabrice Laureau qui a œuvré derrière la console pour des albums où la captation sonore était au cœur du projet (notamment le bel album de duo entre Shannon Wright et Yann Tiersen ou encore les œuvres solo de son frère avec Don Nino). Cet homme sait écouter et il sait agencer les sons. Offrant un album d’electronica qui redonne envie de se plonger dans des cascades sonores pendant que Boards of Canada semble avoir définitivement décidé de squatter les salles de sieste de Google, Blackflakes est à la fois homogène et passionnant dans ses méandres. « Sweet Dirty Ballet » est probablement une des plus belles réussites du disque en combinant une rythmique profonde à une valse de sons qui n’est pas sans évoquer l’art de DJ Shadow.




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