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Bien sûr, on se souvient de Kaiser Palace, sublime groupe à la croisée de l’indie rock, du krautrock et de la new wave. Delgado Jones & the Brotherhood rappelle d’emblée l’extrême exigence de cette formation inoubliable. Ce rock mordant et râpeux injecté depuis le Velvet Underground, Television ou The Modern Lovers, et qui coule dans nos veines en permanence. Comme des images de films de Larry Clark ou d’autres références hautement subversives mais terriblement attachantes. Ce disque est un miracle, tendu à l’excès, traversé par un élan vital et destructeur à la fois. Agressif et accueillant, déroulant des morceaux secs comme un coup de trique. Rudes, tranchants, accidentés.

Mais pénétrants, et d’une implacable rigueur qui ne laissent aucun répit, aucune chance de s’en sortir. Tout en contraste, sauvage et beau, hargneux et bouleversant. Parce que la dose d’électricité brute qu’il contient, cette énergie furieuse, s’accompagne aussi d’une subtilité, d’une douceur presque. Inattendue, d’autant plus touchante. Avant que la rage et la sécheresse ne viennent à nouveau bousculer les sentiments, renverser les tables. Et donner aux chansons une classe folle, des chansons brillantes et brûlantes, d’un calibre exceptionnel, « too much class for the neighbourhood »…




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