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Imaginez vous un soir allongé sur votre lit, les pieds embaumant vos oreillers, une main experte vous caressant les cuisses, et vos mains en bout de cette parallèle parfaite de votre corps avec la coiffeuse de la chambre, tapotant sur ce qui semble devenir un prolongement de votre corps.

Dans cette position, moi là j’épluche les mails, jetant plus que je vais lire. D’un coup mon corps casse cette ligne parfaite comme si des convulsions me prenaient et cassaient cet état de léthargie de l’homme moderne. Mon épouse me demande alors la raison de ce changement de position. Tu as de l’arthrose, des crampes, le nerf sciatique qui te pique, et moi de répondre naturellement, non non, je viens de recevoir un mail de Peter Saville.

Alors ce n’est pas que la culture musicale de mon épouse soit pauvre, loin de là, mais elle a forcement raison de ne pas s’arrêter sur l’envers de la création musicale et de prendre avant tout le son, le reste ce sera pour les rats comme son mari, mais bon pour elle Peter Saville est moins connu que David Pujadas et comptez pas pour moi pour la juger, dans le fond je pense même qu’elle a raison, enfin elle n’a pas tord…..

Je lui explique quand même qui est le monsieur, et là elle me répond, cool il veut te faire l’artwork d’une prochaine compilation ADA, vous allez faire le buzz, je suis contente pour toi, mais bon demain je bosse, bisous bonne nuit.

Me voilà donc avec mon mail pour craner, et la raison de celui ci, la présentation d’un EP d’un groupe du nom de Aztecs. Evidence, même sans l’illustre expéditeur du message, je pense que Aztecs aurait obtenu une audience de ma part, car les 4 morceaux sont des appels à la mélancolie des anciens comme moi, celle de la musique électro-rock des années 80, ou encore le Cure juvénile sans la morgue, avec au chant un jeune homme qui pourrait être un mix parfait entre Elvis Costello et Tracey Thorn. Cette voix se ballade sur des mélodies évidentes, presque désuètes mais auxquelles il est impossible de se détacher. Pas un hasard que ce EP se nomme Ice Cream d’ailleurs, car c’est une sucrerie douce que l’on pourra déguster quand la chaleur daignera faire sortir des maillots de bain, un disque que l’on imagine fait par des vrais rockeurs avec un cœur tendre sans le costume en cuir, préférant la panoplie du dj moderne qui aurait fusionné avec un nerd.

Bon du coup, quelqu’un a le mail de David Pujadas, j’ai un bon sujet culture tendance à venir pour lui. Coup de cœur




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