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En Suisse, il y a six garçons qui jouent de la pop à première vue légère comme le pissenlit qu’on éparpille d’un souffle dans le vent (oui, comme la fille du dictionnaire).

A première vue légère parce qu’ils font tout de même référence à cette triste histoire de la littérature française : Chloé, la bonne ami du héros de l’Écume des Jours, de Bris Vian, souffre d’un mal terrible : un nénuphar dans la poitrine. Antoine, Julien, Yves, Marc, Matthieu et Yann fabriquent des "tragibordelic pop songs". Leur Tumblr et site officiel regorgent de citations mélancoliques : Dali, Cioran, Queneau ou encore Appolinaire, avec une touche d’humour, mais une touche d’humour triste. Ben leur musique, voyez-vous, c’est le même état d’esprit : certes, il y a des cuivres, ce qui est souvent synonyme de grosse pochade, et sur les photos, ils ont l’air d’être pas mal de la déconne, ces jeunes garçons, mais ce sont aussi des garçons tristes. Parce que la vie est triste. Sauf que tout le monde n’est pas Girls in Hawaii.

Au final, c’est un album léché (14 titres tout de même), avec quelques morceaux très jolis (oui oui, joli, comme l’est un vase), tel "In The Lost And Found" ou "Notes Of A Dirty Old Man" , en anglais pour la plupart, un anglais susurré avec délicatesse. Le tout manque de solidité et, il faut le dire, d’originalité, et la fraîcheur de Nénuphar Is What We Are n’est pas suffisante bien que foncièrement pas désagréable.




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