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Non ce disque n’est pas une mise en musique des différentes frontières que les partis écologistes aiment à construire entre tous ses courants (d’air ?). Non ce disque n’est pas le récit d’une longue ballade en vélo sur une de ces innombrables pistes cyclables qui finissent dans certains endroits par défigurer le paysage. Non ce disque n’est pas non plus une ode à Dominique Bathenay d’un nostalgique de son but extraordinaire à Anfield Road.

Non « Green Lanes » est l’œuvre de Ultimate Painting, duo (enfin trio pour ce troisième album avec l’ajout de Neil Robinson à la batterie) composé de Jack cooper et James Hoare. Leur collaboration fait suite à une rencontre lors d’une tournée commune. Jack, alors dans le groupe Mazes, faisait la première partie de Veronica Falls, groupe dans lequel (roulement de tambour, suspens à son apogée) James jouait.

Avec Green Lanes, le duo (enfin trio…) nous fait partager son amour pour le Velvet Underground, se rêvant peut être John Cale répondant à Lou Reed, sauf que là où les New Yorkais cherchaient parfois l’inspiration dans les effets des drogues les plus diverses et variées, donnant aux chansons du velvet des airs de Rolls complètement cabossées et rayées, chez Ultimate Painting nous sentons plus l’influence du lait de soja, du pain bio et d’une attitude tellement végan qu’ils refusent même de regarder un match de Jimmy Connors sous prétexte à l’époque les cordes des raquettes étaient constituées de l’intestin du bœuf appelé séreuse (Wikipedia mon amour).

Les chansons sont impeccables, elles se promènent dans nos têtes, mettant de la couleur, mais sous une forme éphémère. Car oui Ultimate Painting font une forme de musique à rapprocher d’une ligne très claire. Claire car dépourvue de changement de rythme (exception de spoken word de « Woken by Noises »). Claire car l’évidence de la seconde suivante est absolue. Pas de surprise, mais un plaisir évident si on ne cherche pas à se faire chahuter, si on aime se faire bercer.

Je ne veux pas par ces lignes faire de ce disque un voyage au bout de l’ennuie, mais ma mort accrédite une chute végétative suite à une écoute de ce disque me laissant dans l’état d’un ficus poussiéreux dans la salle d’attente d’un médecin bientôt à la retraite.




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