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A la découverte de A Movement Of Return, que nous amènent conjointement Les Disques Normales et Monopsone, autant dire tout de suite et sans faire dans la demi-mesure que les motifs de se réjouir sont triples.

Avec ce nouveau projet, Monopsone inaugure, après la sublime collection Fragments une nouvelle proposition intitulée Microcircuit. Le principe est simple en proposant pour le prix d’un disque, d’en offrir un second exemplaire afin que celui-ci soit un moyen pour l’acquéreur de jouer son rôle d’écho auprès de ces proches. Idée simple et pourtant tellement évidente : un retour à l’essence même du partage, de ce moment qui peut vous lier intimement à la personne qui pose sur la platine un disque qui vous marquera à jamais. Un regard, un frisson commun, une empreinte intemporelle. Un enthousiasmant premier « mouvement de retour » à l’essentiel.

Ensuite (et peut-être surtout), parce que A Movement Of Return, projet de Fred Parquet, se montre immédiatement séduisant, rapidement addictif et durablement émouvant sur ce premier album.

« Everlasting » titre d’ouverture, pose d’entrée les jalons de compositions qui mêlent claviers, rythmiques accrocheuses, guitares fiévreuses, influences shogazes hybridation de Team Ghost, avec une pointe de Suuns et une pincée de Laudanum.

S’en suivent deux morceaux (« Touch » et « Diamond tears ») où la voix de Fred Parquet vient accentuer le charme cold-wave des compositions desquelles émergent un romantisme vénéneux encore plus présent sur le « Scan in Depht » puis un peu plus loin sur le sublime « blue areas ».

« heaven=8 » et « Sink and Swim » offrent ensuite un condensé dansant, électro-noise-rock impeccable et addictif dont « freaky boy » un peu plus loin en sera la quintessence quasi-épileptique avant que « Mountains » ne vienne clore avec une dernière touche de romantisme noir (« love burns away, nothing will ever change ») ces 35minutes maitrisées de bout en bout.

Enfin, on notera que l’artwork de ce premier volume est signé Stéphane Merveille, habitué des artworks des artistes du label (Mathieu Malon, Supercilious…) et de nos compilations ( le sublime triple volume 30 par exemple) est également magnifique. L’occasion de signaler que ses travaux feront l’objet d’une exposition à laquelle vous auriez bien tort de ne pas vous rendre si vous êtes dans les alentours d’Issoudun dans les jours à venir.

Trois raisons de s’enthousiasmer au moment de passer à l’heure d’hiver avec un seul disque, précipitez-vous !

http://www.monopsone.com

https://lesdisquesnormalrecords.bandcamp.com

https://www.facebook.com/events/990199701043487/




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