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Nous sommes dans l’aire de la technique du sampler et du séquenceur, de la boite à rythmes. On copie, on fragmente, on colle, c’est la transplantation sans autorisation. Depuis Slint, la colle a séché, ou est restée dans son tube, des groupes ont décidé de lire des livres d’histoires plutôt que te déchirer des pages. Trop respectueux d’un héritage, mais mieux que de singer, la prise de l’altitude est un sport jubilatoire. Mais on ne regarde pas de haut, pas de pédantisme bêta, pas de rouerie bas de gamme juste de la musique. Si Sigur Ros veulent s’appeler musique ils vont devoir passer par le stade GYBE. Qui mieux que ce groupe respire la musique ? Très loin du gimmick souvent énervent de l’étiquette post rock (pourquoi avoir créé un terrain de jeu certifié à certains groupes jouant de la musique comme un oiseau bat des ailes au moment du grand raout de l’hiver). En quatre très long morceaux, GYBE arpente différents mouvements comme des élèves consciencieux mais volubiles (même si les paroles sont quasi inexistantes, seulement volées). Si l’aventure est énorme, rien n’est dispendieux, tout est réellement à sa place, le hasard est ici né de la réflexion. Bande son d’un futur odyssée de l’espace (et si l’homme de 2001 jetait l’os !), ce double album égratigne, caresse, attendri ou fait passer la Bjork de dancer in the dark pour bozzo le clown (atomic clock). Rien d’un monstre, tout de la petite bête, une hermine déjantée après laquelle des tortues, des courants d’eau ou d’autres personnages machiavéliques pourront toujours courir, elle est trop fine pour des mains si grosses.




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