> Critiques > Labellisés



Pour son septième album (nous avions croisé le groupe en 2012 pour une participation à une de nos compilations.) Ronin s’est inspiré d’un texte de Giacomo Leopardi qui évoque un monologue de Brutus fils adoptif et assassin de César, qui se suicidera après sa défaite à la bataille de Philippi.

Sans faire de ce disque une forme de retranscription post-rockienne d’un drame de la Rome Antique, les Italiens de Ronin tente avec succès de nous emmener dans une histoire sans parole, mais avec images, celles qui semblent s’échapper de morceaux, dont certains pourraient tout aussi bien sortir d’un western traitant de la solitude des grands espaces et des cavalcades possibles loin de tout (Oregon). Si le fantôme du "TNT" de Tortoise semble rôder sur les bords de "Ambush", c’est pour mieux accueillir un blues totalement dépouillé intronisée par une marche militaire quasi-scolastique, comme un bouillonnement culturel et historique. Dénuée de la moindre parcelle démonstrative, le nouveau Ronin de Bruno Dorella (le line up du groupe a été totalement revu) est une ode à la musique sans borne, sans GPS, défrichant des contrées vierges pour les peindre avec cette lumière des accords mineurs, donnant à chaque instant l’impressionnant d’être en terre familière (Scherzo) mais tout autant inconnue. Un disque majeur.




 autres albums


 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.