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« Cette nuit encore, Feu Robertson est opiomane, bisexuel et première fortune de Russie, il est le prince Felix Felixovitch Youssoupov qui s’amuse à errer dans Saint Petersbourg déguisé en mendiant et qui va assassiner Raspoutine en compagnie de l’agent secret britannique Oswald Rayner ». Non cette phrase n’est pas sortie de mon cerveau parfois déséquilibré, mais de la feuille de presse présentant « Underground Sécession », nouvel album pour les revenants de Feu Robertson. Ce n’est pas un disque comme les autres, car à lui seul, il regroupe une histoire de la musique que nous aimons tant ici, allant du Velvet Underground, au mouvement indé américain des années 90 en passant par le post-rock des Écossais de Mogwai (canticle of Ecstasy), au psychédélisme le plus distordu ou encore aux cadrages débordements d’un Black Francis, mais tout cela avec une gourmandise et une sorte de jouissance totalement libérée du moindre interdit. Ce disque est ébouriffant d’un bout à l’autre, s’absolvant d’un travail de mémoire non transgressif, emmenant des chansons hirsutes sur les planches d’un broadway ou d’un Las vagas d’aprés l’apocalypse (le refrain de « Soft Summer II » est à entonner en descendant des marches qui s’allumeraient au passage de danseurs machiavéliques.). Il y a un souffle imparable dans ce disque, une bourrasque qui traverse les onze titres de ce disque, et l’on appelle cela tout simplement le talent, et Feu Robertson en a, et pas que pour nous raconter des histoires étranges. Une révolution.




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