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C’est le dégel, les mimosas sont en fleurs, les jonquilles sont de sortie, la nature redémarre, ça sent le printemps. Je le sais, mon rhume des foins recommence à me chatouiller les narines et à m’irriter les yeux. Saletés de pollens...

Autre signe printanier, en attendant le retour des hirondelles (et des moustiques), Sarakiniko sort Red Forest, un premier album aérien, créatif et surtout solaire, pour mettre un terme définitif à la morosité de l’hiver !

Sarakiniko, c’est le projet solo de Yann Canevet, également membre de FTR, Venera 4 ou Maria False (et je profite de cette occasion pour en dire le plus grand bien ici, notamment de leur EP sorti en 2012 qui tourne encore régulièrement sur ma platine). Et pour ce nouveau projet, le breton continue de creuser le sillon déjà entammé avec ses précédentes formations : le shoegaze ! Mais vous l’aurez compris, il ne s’agit pas là du shoegaze froid et mélancolique que nous avons pris l’habitude d’entendre ces dernières années. Non il s’agit là d’une dream pop enjouée et positive, qui m’évoque bien sur My Bloody Valentine, mais également Chapterhouse, Boo Radleys, ou plus récemment Ringo Deathstarr (best band name ever !). Avec ses boîtes à ryhme rétros, ses riffs pop saturés, son utilisation abusive de la reverb et du delay, ses refrains imparables et ses choeurs celestes, on est même assez proche de l’exercice de style. Mais un exercice au résultat impeccable, accompli et providentiel.

L’album a été réalisé à Londres, par James Aparicio (Spiritualized, Mogwai, LIARS) et sortira le 15 avril 2022 sur le label « La Maison des Corbeaux » basé à coté de Moncontour, entre Saint-Brieuc et Rennes.




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