> Critiques > Labellisés



Nouvelle signature de Bella Union, Christopher Duncan revient avec « Alluvium », un quatrième album aux compositions luxueuses et aux arrangements délicats à en faire fondre un cœur de pierre.

La pop semble si simple entre les mains de l’Écossais à la voix d’ange : multi instrumentiste et diplômé du Royal Conservatoire of Scotland, il se fait, au fil des 14 titres que constitue cette sédimentation alluvionnaire vouée à nourrir le grand océan lounge – comédies musicales des années 60, conversations au coin du feu de bois entre Burt Bacharach et Lee Hazelwood, soirées d’été enfumées à Laurel Canyon et mignardises baroques à la The Divine Comedy –, le chef d’orchestre de son propre bouillonnement intérieur.

Même si « Alluvium » aurait pu gagner en concision (les passages électroniques sont dispensables) et que C Duncan se montre plus à l’aise dans un registre mid-tempo (« We Have A Lifetime » est une merveille - on s’attend à voir Audrey Hepburn débouler à l’angle d’une rue de Londres – tandis que « Bell Toll », son sifflet et son improbable solo de guitare, nous ravissent au plus haut point), l’Écossais nous livre une œuvre cohérente et aboutie, qui mérite que l’on s’y attarde, surtout si l’on apprécie les harmonies célestes, les cascades d’arpèges et les entrelacs de cordes. Album optimiste, avec une légère touche de mélancolie pour apporter de la profondeur, parfait épilogue d’un été qui ne se termine jamais.




 autres albums


aucune chronique du même artiste.

 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.