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Allons-y d'entrée, Air
a énérvé sur Moon Safari, oubliant l'humilité et méprisant
autrui. Deux arrivistes gonflant et gonflés, d'une reputation
énorme de part un ou deux ep's. Depuis Air a intrigué se cachant
derriére une B.O. de film pour donner un nouvel éclairage
à son travail, prévilégiant l'ombre à la lumiére. 10000 hz
legend demarre par une énorme surprise. Ce groupe que nous
croyons à l'abrit du spleen, nous file la trouille. On jurerait
être en présence d'un Mezzanine deux tellement ce electric
performer vogue dans de grands espaces avec une vision restreinte.
Une suite à Mezzanine ou l'épisode deux d'un dark crystal
en bionic technologie. Pour souffler How does it make me feel,
un rescapé de virgin suicides berce dans la poisse. Cette
poisse aui accompagne l'improbable radio#1 qui ferait presque
tache dans cet ensemble. Tel le dead elvis du death in vegas
l'album avance de plus en plus dans le mouvant, dans des sables
ettoufant. Comme poche d'air, the vagabond, le traveller intergallactique
a posé ses affaires et ses bases. Un bon beck dans l'air.
Et on replonge avec l'intro terrifiante de radian pour instrumental
champêtre, avec le trés glauque sex born poison (chanson sur
un amour futuriste). Air aime le futur pour l'imagerie et
le passé pour les influences musicales. Dans people in the
city les deux fusionnent. Un métro boulot dodo futuriste à
la sauce vocoder. Avec Air les robots auront un syndicat dans
le futur. Beck de passage dans le studio lui a du laisser
des livres sur l'histoire des etats unis qui auront fortement
infleuencés le wonder milky bitch, l'histoire d'une fille
avec des couilles grosses comme ça. Une vraie chanson de cowboy
la poussiére dans les yeux et le soleil plombant (et si cette
fille était en fait une siréne et nous les victimes d'hallucination
sous ce soleil). Don't be light comme une reponse à electronic
performer, mais aérien et plus lumineux. Une lucidité surprenante
avec beck comme guide spirituel, avant le poignant caramel
prisonners duquel le vaisseau decolle vers de nouvelles aventures.
Aprés moon safari, air c'est construit un village sur la coline
du haut de la quelle ils vont pouvoir pendant longtemps regarder
l'avance qu'ils auront prise avec cette forme de condescendance
qui caracterise souvent un pedantisme malotru mais qui parfois
delimite une aura infinie et impalpable par nous les autres.
Air est ailleurs aujourd'hui et maintenant.
Gerald
de oliveira.
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