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Présenté
comme un retour à la pop, à de la musique plus lisible amnesiac
sera et restera un kid B, la face B d'un double album segmenté
pour mieux durer. Plus lisible que kid a ? pas si evident,
celui ci arrivant alors que le grille de lecture avait déjà
posé ses jalons depuis. Packt like sardines in a crushd tin
box est un idioteque moins constipé, comme une delivrance
alors que le morning bell/amnesiac est une relecture dépouillée
de la version de Kid a, un tintillement du matin qui retrouve
la mémoire et qui reveille en douceur Pyramid song comme single
implaccable et sans surprise, i might be wrong comme un retour
aux sources sans la trop grande limpidité passée (thom y chante
comme à ses débuts/vrai faux compliments ?) et knives out
très ok computer au chant libéré par une musique d'une autre
aire, une aire de légendes, n'etonnent pas mais subjugent.
Ce charme opérant le groupe s'offre des escales fantomatiques,
le sublime you and whose army ? un morceau d'outre tombe terrifie
mais bien moins que like spinning plates ou Eraserhead chez
radiohead ! morceau le plus dur de cet album. Une adaptation
aussi longue que le bonheur d'en être sorti terrifié sera
grand. Ceci n'est pas un acte gratuit, c'est un acte fondateur.
Le changement s'il est palpable à chaque instant, sur dollars
& cents le groupe passe en tension là où il passait par la
douceur, il n'en resta pas moins dangereux, la chasse à l'ours
est comme une corrida les bandrilles en moins, plus un colin
maillard qu'une chasse aux dés pipés d'avance, un manque évident
de consistance, quand on chasse on prend des provisions, radiohead
est devant le monstre le ventre vide. Pour se faire pardonner,
le très jazzy life in a glasshouse termine dans la déchéance
la plus grande. Rufus wainwright peut toujours trimbaler son
cirque en un morceau thom yorke lui apprend ce que c'est que
l'emotion brut, sans singerie de folle du cabaret. Au final
la conclusion est dans l'introduction, la mémoire n'est pas
insoluble, le projet est vaste mais les plans seront échaffaudés
après la construction. Si radiohead a de l'avance c'est sur
sa propre existence mais pas sur la notre. La tristesse a
des vertues que la joie ne palpera jamais, radiohead est le
miracle d'un feu de joie en l'honneur de la melancolie et
nous n'aurons de cesse de ranimer ce buchet..
Gerald
de oliveira
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