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Quel avion a voulu prendre
U2 ? Y a t-il toujours autant de retard à Roissy ? Les avions
peuvent t'ils remonter le temps excepter via le jeu des décalages
horaires ? Voilà les questions qui nous viennent à l'esprit
après l'écoute du nouveau U2. Avec U2 c'est une vieille
histoire d'amour dont le point culminant reste la dernière
trilogie, et c'est bien là le problème, car plutôt
que de prolonger les expérimentations, Bono et sa bande
font marche arrière et ressuscitent les vieilles recettes.
Alors certes c'est efficace, les refrains vont provoquer des
extinctions de voix pendant les concerts, The edge parle toujours
aussi bien avec sa guitare, Bono chante de mieux en mieux
et Mullen lui a réussi à refouler la technologie (on se souvient
de ses coups de gueule à la sortie du projet passenger), mais
que reste t-il après. Certes aussi mièvres que
puissent être les chansons de ce nouvel album, U2 réussi à
accrocher l'oreille avec des bribes de chanson d'un puzzle
bancale dont seuls quelques pièces seraient bien taillés.
Taillé pour la gloire, voilà le constat de ce LP. Deuxième
Best of en trois ans ne craint on pas l'overdose chez les
dubliners ? Tout y est du rock héroïque braillard (the beautiful
day) aux lentes guimauves sucrées( stuck in a moment you can't
get out of;Kite;In a little while;Grace). Tubes évident pour
stades (walk on), grosse machine échappé de pop à la fin ridicule
(l'élévation et le crash, une forme de logique dans tout cela)
les indigents (when i look at the world et New york) et le
pire n'est pas énuméré encore, car comment passer à côté de
wild honey (il l'a sorte d'où celle là) et surtout la pire
chanson du groupe depuis des lustres(peace on earth). Certes
Bono s'en est expliqué (dans Libération notamment)
mais comment ne pas lui promettre le goudron et les plumes
après cette atrocité que l'on ne pardonnerait
même pas aux pires chanteurs de variet. Alors oui U2 a raté
son avion, ils ont changés de ligne repris ses baguettes à
Brian Eno (comment Brian a t il pu rester pour ce disque),
inventés la machine à remonter le temps après avoir
effleuré celle de vivre avec. Un disque d'amertume, on repense
à la sortie de The fly, à l'étonnant numb, au troublant
mofo et avec un crayon et une gomme on redessine les ailes
de l'avion. Dan s le hall de la gare les u2, peuvent attendre
l'appel du vol succès il est évident qu'il va venir
sans retard, pour les plateaux repas seule la soupe sera servi.
Quel dommage.
Gerald
de oliveira
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