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Après deux derniers passages au rayon charcuterie, vraiment
gras du bide, le gros Frank n'était plus notre préoccupation
première. Il faut même avouer que nous n'avions assez facilement
rangé dans la grande histoire des loosers affligeants, croyant
pouvoir refaire jaillir ce feu sacré. Depuis la fin des pixies
(qui refait surface d'ailleurs au même moment avec une compilation
de face b, comme pour encore mieux étalonner le dernier projet
de Frank) Frank a réussi deux disques solo de bonne facture,
de la bonne pâtisserie, le dessert avant la grosse charcuterie
qui suivra. Dog in sand est donc le dernier met de l'américain.
D'entrée de jeu le gros black se présente avec son gros nez
rouge et le courage de poser la longueur en tête de gondole.
Chez lui on commence peut être par la fin, en témoigne son
début de carrière solo où le dessert précéda la charcuterie
de ces troisième et quatrième albums. I've seen your picture
nous emmène en douceur vers du Pixies pur jus (st francis
dam disaster), une sucrerie de plus à consommer sans modération.
Sans conteste un futur grand classique du gros black, tout
comme le Robert onion où son intro typique assoie du grand
Frank ou du grand comique à vous de choisir. L'art de la dérision
est toujours aussi déraisonnable et ce n'est pas ce stupid
me (un autoportrait dans la grande tradition de la glace imposante
et déformante) qui clôturera ce caractère. Comme chaque bon
géomètre, Frank black sait que le milieu doit faire cohabiter
deux côtés distants, et ce bullet touche à merveille sa cible.
Un diamant noir à l'accent revenchard. Alors que le swimmer
ridiculise le u2 de atyclb avec sa touche de simplicité, l'hermophraditos
(elle limite grassouillette en début de cuisson) laisse traîner
ses ingrédients dans un bac à sable, ou sur la plage d'I'llbe
blue la voix limite enfantine La mer puisque c'est elle qui
accueille llamo del rio (survivante de la folie de come on
pilgrim) sur un tapis d'huile. Rien n'est vague, sauf peut
être cette chronique. Pas encore vraiment soigné son taux
de cholestérol (if it takes all nignt), dog in sand, chanson
titre, sublime balade, nous rassure sur l'avenir d'un crooner
en devenir. Frank black est de retour, et nous en sommes heureux.
Gerald
de oliveira
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