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Il
est indéniable que si kat onoma grave son nom dans l'histoire
du rock français, c'est dans un anonymat gênant. Certes kat
onoma n'a pas cette propension à livrer ces hymnes faciles,
si prisés par un certain rock français (suivez mon regard),
mais les prestations du gang strasbourgeois ridiculisent souvent
la concurrence (déloyale). Pour ce cinquième opus, le groupe
intègre les différentes escapades autorisées en parfaite intelligence.
Cet album mérite bien plus que les quatre précédents que l'on
s'y arrête, car le groupe s'y met comme jamais en danger.
Certes be bop de beep, parade, soirs de sam, tragic muse et
la scie électrique compilent à merveille (si l'on peut dire)
le maniérisme pompier et les gimmicks gonflant du groupe.
Mais l'excellence n'est jamais bien loin sur l'autre moitié
du disque. C'est tout d'abord l'inclassable family dingo,
carte musicale de Rodolphe de ses vacances chez doctor l.
Morceau improbable et incontournable. Tout comme le sublime
ghosts drip, la réussite absolue de ce disque, dans ce registre
de lynch éclairé à la bougie, burger est inégalable. Mais
le sait il ? La grosse surprise, arrive avec un pur moment
de distraction (la première de leur carrière ?) sous la forme
d'un gospel (old trouble) aux gros traits mais à la joie communicative.
Quand on se libère voilà ce que cela donne. Ce disque nous
apprend également que le groupe sait regarder l'horizon. Sur
cette ligne de fuite, calexico devait se balader pour garder
dans le droit chemin cette ballade mexicaine et son fantôme
(jim o'rourke ?) de guide. Que sera votre vie (pour paraphraser
que sera votre vie, énorme morceau katonomesque avec la peur
au ventre) quand vous laisserez vos oreilles emprunter le
chemin de la musique de kat onoma. A vous de la découvrir.
Gerald
de oliveira
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