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Depuis l'ouverture
à la circulation ferroviaire du tunnel sous la manche nous
nous méfions avec raisons de tout ce qui nous arrive d'outre
manche. Pour un radiohead ou un massive attack combien de
groupes m'as tu vu, plus attirés par l'emballage que par un
véritable contenu. Nouvelle sensation de la semaine en Angleterre,
Coldplay arrive avec comme titre de gloire le nouveau radiohead
alors même que l'ancien se porte à merveille. Comment se passionner
pour un groupe rock type aussi sexy qu'une pub pour un produit
surgelé ? Et bien l'écouter car coldplay c'est surtout cela,
c'est un son, et un sens mélodique et d'arrangement devenu
rare dans la perfide albion. D'emblée don't panic ramasse
la mise. Pas de risque de panique après cette bombe pop plus
écoutée depuis le fuck motel des américains de fuck. L'Angleterre
relève la tête ou nous vivons vraiment dans un monde superbe.
Shiver avec son intro proche des sussions de radiohead nous
promène à dos de chameau sur une montagne russe. Encore froid
dans le dos. De spies nous retiendrons la mélancolie rêche
qui plutôt que de nous laisser de marbre nous fait regretter
les premiers émois de grant lee buffalo. Sparks le sublime
survole d'un paysage gris sans cesse embrasé par un chant
brûlant. Coldplay veut vite prendre la tête, porter à jamais
le maillot jaune. Yellow est sans EPO mais avec un gros braquet.
Un col hors catégorie. L'Angleterre se découvre des montagnes.
De celles ci colplay s'offre un saut en parachute de 45 secondes
dans l'univers de Nick Drake. Sans parachute colplay se prend
le mur (high speed) par manque de maîtrise. Après ses exploits
sportifs colplay décide de faire peur à Will oldham sur un
we never change en rupture. Si effectivement tout n'est pas
perdu coldplay doit s'affranchir et tuer le père. Les obsèques
ne sont pas signalées mais elles ont bien lieu. Accompagné
par la fanfare morbide d'Eels , coldplay nous fait ses adieux,
car la devise de ce groupe devra rester la même, mourir à
chaque fois pour mieux renaître..
Gerald
de oliveira
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