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  • 5 mars 2010 /
    Windmill
    “Puddle City Racing Lights”

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Galvaudée l’expression " la voix comme instrument de musique à part entière ". Trop entendue dans la bouche des prima donna en carton de la variété française ou dans les colonnes musique de Glamour. Et pourtant. Pourtant, on s’approprierait bien une fois encore ce poncif éculé ; il aiderait peut-être les amateurs de musique pas comme les autres à revenir vers Windmill -Matthew Thomas Dillon pour ses amis au rang desquels on aimerait compter- après s’en être désintéressé par suite de trop de lectures mentionnant l’exigence de sa voix étranglée. Impossible de la désolidariser de cet ensemble musical dense, finement théâtrale et parfaitement ébranlant que constitue son premier album, le génial Puddle City Racing Lights. L’idée ne viendrait à personne de mettre au pilon les disques de Daniel Johnston au motif que sans doute " il ne chante pas juste " ou de moquer la doctrine lo-fi de Guided By Voices. Soyons dogmatique, on n’abjure pas la musique de Windmill à cause d’une voix supposément nasillarde et affectée. Elle donne corps à ces ballades déchirantes au piano, lointains échos à ce folk popisant et lacrimal des 70s. Elle boulverse, emporte et contraint à la soumission aidée en cela par une batterie redoutable (Ian Smith, autrefois membre d’Alfie) et des cordes orageuses ou matoises. Après quelques années à l’école du bricolage indie des 90s, Windmill se voit offrir les moyens d’une grandiloquence musicale exempte de dissimulation (Tom Knott des Earlies co-produit -intelligemment- l’album). "Un piano, une batterie qui sonne et ma propre manière de dire les choses, différemment ; c’est ça Windmill pour moi." déclare Dillon. Tout est dit, Eddy.

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