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En voyant il y a quelques semaines le troisième album de Aucan arriver dans la liste des disques sur lesquels se pencher avant de plier définitivement cette satanée année 2015, autant dire tout de suite que le sourire a vite été de mise.

En effet, le trio italien est un habitué des compilations ADA, présent sur les volumes 15 et 24, et en liste (p’tit suspense) pour le prochain volume 38. Non, n’insistez pas, je vous dirai rien….soyez pas capricieux, non plus, un peu de tenue devant les gosses !

Stelle Fisse, que l’on pourrait traduire par « Etoile Immobile », s’éveille doucement sur Disgelo, rythmique électronique lente, presque industrielle et voix vocodérisée légèrement inquiétante et distante qui nous murmure et nous attire vers « something beautiful » au loin, ailleurs. Captivé. D’entrée.

Friends, et plus encore Errors, accélère le mouvement, en nous susurrant à l’oreille « there’s nothing to fear », pour nous convaincre encore plus de se laisser attirer par la force d’attraction de cet astre lointain.

Loops/ Layer marque une pause contemplative et sidérale portée par des orgues dignes d’un space-opéra, tout en tenant le cap de plus en plus dansant des compositions.

Cap qui, après un léger retour au son plus dense et industriel du très réussi Diplo, nous amène vers Above your head impeccable tube en puissance, taillé pour un dancefloor rêvé duquel David Guetta et autres pompiers du genre auraient été interdit de séjour.

La fréquence cardiaque s’intensifie encore avec Grime 3 puis Light Sequence sommet de transe jouissive du disque.

Outer Space marque un retour brillant des sonorités lourdes, puissantes sur fond d’orages inquiétants avant que Cosmic Dub ne vienne clore le disque avec douceur et nous laisser dériver un peu chancelant dans un apaisant état contemplatif.

Stelle Fisse, cette belle « étoile immobile » aura exercée pendant près de quarante minutes son pouvoir d’attraction incandescente et de séduction électronique. Une réussite qui pourrait bien nous avoir en bonus offert l’ouverture parfaite du volume 38 ADA, mais, chut…c’est un secret…..




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