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La force est de pouvoir à la fois se fondre, se mêler et ensuite de tout ravager autour de sois. La faiblesse c’est de se croire fort. A se prendre la tête avec cette dualité qui ne doit plus occuper que les premiers rangs d’un cours de philosophie, on en oublierait presque d’écouter le deuxième album de Steeple Remove qui fait lui l’éloge sans le savoir de l’impalpable, du non maîtrisable, du mort née, le temps. Le temps déjà qu’il nous faudra pour écouter le disque, ensuite du temps qu’il nous faudra pour l’assimiler et enfin et surtout du temps qu’il nous faudra pour l’aimer. Radio Silence est un album qu’il est impossible de définir en un adjectif sec et froid (le temps….) un disque qui peut s’appuyer sur deux piliers, une foi à se lancer droit dans le mur qu’il soit du son ou rythmique mais également le plaisir de séduire avec l’étrange et le surprenant. Radio Silence combine tout, morceau à trois cent à l’heure nous rappelant la meilleure façon de prendre l’autoroute à contre sens et à toute allure comme un kamikaze (gonzo gazing) et morceau dans la vapeur (Radio Silence) comme une lente montée dans les cieux après la fin à toute vitesse, ou retour aux axiomes ride my bloody valentine (infinity net). On imagine aisément Iggy Pop se prendre de passion pour love machine, ou encore les stones refaisant une cure de produits qui font aussi rire pour jouer hyperprism, on imagine d’ailleurs tout avec ce disque, même commencer une chronique en parlant de philosophie de bac à sable, même écrire sur une terrasse face à l’océan alors que le ciel pleure, même se prendre d’envie de dire que ce disque est peut être la première œuvre intemporelle de ce début de siècle….(une vague question philosophique encore)…..jouissif et assoiffant.




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