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Certains vont encore prendre mon jugement pour celui d’un fou, mais qu’importe le mal est déjà fait. Dylan Municipal et " son meilleur profil " (bas) sera dans les disques de l’année. Quatre chansons de tout juste plus d’une minute, une chanson par an et des textes d’une droiture exemplaire, et une façon de jouer avec la BNP insoupçonnée. Reperé sur l’excellente compilation 27 plages, Dylan Municipal nous parle d’atomes comme de l’amour, fait une juxtaposition entre les soucis et les saucisses lacés dans un bandana. Dylan Municipal joue alors avec les mots sans cabriole, sans clause de style et c’est là que l’étincelle se fait flamme incandesente et brule votre peau à en devenir indélébile. Mon enfer aura beau me dégoûter des jeux olympiques d’hiver, aigle de sueurs me convaincra définitivement de la nécessité de la sueur dans l’art. 4 chansons, 4 prises de risque, quatre façons de se penser sourd mais de s’imaginer penseur. A découvrir absolument comme jamais.