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C’est en entendant « Beach » que mon jugement a basculé. Placé en fin de disque, ce morceau est une acrobatie perpétuelle, une roue que l’on exécuterait au péril de notre vie sur une corde effilée. Multi instrumentiste, Michael O’Connell semble sortir ses chansons d’un ailleurs, d’où la difficulté pour accoucher de titres comme « Sister Susi », un titre que Will Oldham pourrait chanter avant de sauter par une fenêtre. A l’image d’un Joseph Arthur, ou d’un Beck juvénile et calme, Michael O’Connel s’invente un monde pour ne pas sombrer dans la neurasthénie. Du coup il peut oublier d’écrire proprement, mais il n’oubliera jamais de faire passer les sentiments et l’émotion au premier plan, car sans eux pas de vie possible. Acteur social avant d’être un musicien, il connaît le partage qui vous dénude, mais peut importe, la chaleur de l’autre sera aussi la sienne. Disque attachant avant d’être une réussite, cet album de « Culture Reject » est un creuset naïf qui réclame le partage. Et si le nouveau Beirut nous arrivait avec un premier album qui annonce des suites heureuses (« Museums » a des salles multiples°. Une rencontre simple comme j’aime.




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