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Accélération, ou tout simplement signe d’un trop plein créatif, c’est le deuxième album de l’année pour la charmante Leah Hayes. Nous l’avions connu (mais nous n’en avions pas parlé, un vrai oubli) sur « Every Joke Is Half The Truth », la revoilà avec « Make Me Cry » , un concentré d’énergie et d’écriture sèche impressionnante. Tout à la fois fragile, car à la limite de la rupture, sa voix peut se faire forte, puissante, toujours dans l’émotion pure (« Over The Week End »). Le disque a été construit en deux temps. Leah a livré ses compositions à Bradleys Banks et à Ben Shapiro, qui eux font basculer Leah dans un autre monde que celui très noir qu’elle nous avait proposé dans son premier album. Bien au contraire, les affres tortueuses font ici place à des hymnes entêtants. On ne pourra que fredonner avec le torse ragaillardi, des titres comme « Yer Greif » ou « Over The Week », de vrais signes d’apaisement, avec une volonté farouche de faire raisonner son cœur. Entre une Cat Power (On My Mind) pas tout à fait assagie, une PJ Harvey plus austère, Leah Hayes signe un album rock à la dynamique aspirante, un tourbillon vers lequel nous ne pouvons que nous diriger (« 1% » est le point au centre de la mire). Touchante et accrocheuse (« Scum Inside ») Leah nous donne avec « Make Me Cry » une gifle puissante, tout aussi violente que douce. Enorme.




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