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A l’instar d’autres compositeurs ayant œuvré dans des groupes cruciaux avant d’entamer une carrière solo (Michael Head, Brett Anderson, Lloyd Cole), Roddy Frame revient aujourd’hui labourer le terrain de ses vertes années au temps d’Aztec Camera (l’un des plus beaux groupes des 80’s). « Seven Dials » possède effectivement la carrure du disque anachronique. Une collection de chansons n’appartenant guère au présent : l’ami Roddy aurait pu sortir cet album il y a dix ans (ou dans dix ans), notre impression serait restée identique. Certains parleront de chansons désuètes, pantouflardes ou grabataires, mais méfions-nous des apparences.

Par exemple, avec l’exceptionnel « Postcard », Roddy Frame retrouve l’alchimie de sa plus belle chanson (« Oblivious », bien sûr). Le reste de l’album, bien qu’inégal (la production en rajoute parfois un peu trop dans l’orchestration), comporte son lot d’indéniables réussites (l’entraînant « Into The Sun » et ses envolées vocales nous rappelant à quel point Roddy Frame est un chanteur d’exception, le très dépouillé « Rear View Mirror », le nostalgique « Forty Days of Rain »…).

Parfois, malheureusement, les guitares tendent vers le démonstratif (« The Other Side », qui ravive à notre mémoire certaines mauvaises fréquentations de Roddy Frame – l’affreux Mark Knopfler sur l’album « Knife »). Mais qu’importent les (légères) imperfections de « Seven Dials » : recevoir des nouvelles de Roddy Frame est toujours bénéfique pour le moral.




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