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Attention aux références me dit toujours ma conscience détraquée. T’adressant à un public qui pourrait être composé de tes enfants, tu dois faire attention, quand tu compares à un groupe, fais attention que celui soit encore dans les canons existants. Donc toi jeune public élevé à la Playstation, compagnon du clearasyl et découvreur du crack boum hue, Linnake pourrait être pour toi ce que Sloy fut pour moi, et pour nous les quadras, un groupe qui avec pas grand chose, trois bouts de ficelle pouvaient faire plus de bruit que les flatulences de Marc Levy. Line up rock habituel, rythmique moins dans les canons de beauté de la scène actuelle, et pour le coup chanteuse qui sort totalement d’un ordinaire de chanteuse qui se verraient bien entre PJ Harvey et Bjork mais qui frôlent plus souvent l’ombre d’une Maurane épousant le ligne d’une chanteuse nouvellement morte. Jeanne Added , puisque c’est d’elle qu’il s’agit, triture ses cordes vocales, jouant avec elles comme un enfant avec un élastique. Mais cela tombe bien, car les lignes mélodiques de Linnake subissent le même traitement, jusqu’au tonitruant « Breathe » qui ouvre à la fois le volume 23 des compilations ADA, mais aussi la porte aux rêves les plus fous pour le trio. Mais il serait aussi facile de limiter le groupe à de la sauvagerie, car quand il s’apaise le temps de « 17 » il laisse encore plus entrevoir un espace énorme de possibilité. En cinq titres d’une urgence tout à la fois violente ou douce ou même décadente, Linnake dégomme la pop pop pop muzik pour y planter à la place un monolithe rock aux aspérités rugueuses et chatouilleuses à la fois.




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