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A la merci d’un Conductor furieux...Ainsi commence le voyage. Dans les limbes. Aux marges d’un enfer sonique. Sept minutes et des cendres. Sculptées dans un acier trempé, des guitares sulfureuses...qui traversent ensuite une bruine aussi légère que tenace. Tombant en nuages sur les routes ouvertes par TOY. Vaporisées d’effets tantôt métalliques, tantôt caressants. Eclairées faiblement puis lourdement. Avant de retomber à nouveau dans le clair-obscur d’un son ciselé, trompeusement linéaire. Aux infimes variations, à la basse foudroyante, aux envolées électriques sidérantes, coupant le souffle.

Accélérations, sous la pluie, menace d’aquaplaning...Mais le cap est tenu. Tout en finesse, pilotage d’une belle précision, taillant des trajectoires, des atmosphères glacées parsemées d’étincelles brûlantes. De mélodies infiniment plus délicates qu’il n’y paraît... D’une élégance affolante, qui parfois s’envolent littéralement, aériennes... You won’t be the same. Derrière le rideau bruitiste, celui de guitares sales et pluvieuses, perce alors une sensibilité lumineuse. Portée par une voix languissante. Les rayons pâles d’un soleil au crépuscule, parvenant à passer entre les mailles serrées d’un son ample, emportant sur son passage une myriade de résonances captivantes. Puis les lumières traînantes de réverbères sur une route de nuit.

Les images nocturnes ne cessent d’affluer...Au fil des titres, qui s’étendent en longueur et déroulent leurs influences, comme autant de rencontres et de regards croisés...Et de points à relier. Pour enfin comprendre ce qui fait la singularité et l’intelligence de TOY, cette musique fait d’un seul bloc, mais qui pourtant recèle mille débris, brisures, lui donnant un relief somptueux, de la clarté à l’éclipse. De la richesse à l’ombre.




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