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Aux sources, un retour mélancolique, rapide comme une balle. Comme pour mettre fin à l’interminable saison d’une terre brûlée. Empruntée depuis 2006. Moins plombée par une chaleur accablante, distordant les sons jusqu’à leurs vibrations. Ce qui n’est qu’un cliché devient chez Wooden Shjips une élégance, peut-être parce qu’ils sont parmi les seuls à détenir le secret de cette musique planante et droguée. Et notre vie défile, en images kaléidoscopiques, dans un curieux effet d’accélération-ralenti... Tout défile devant nos yeux, aux sons stratosphériques de guitares lourdes et huileuses. De claviers gémissants, couleurs étoilées qui se mêlent, et s’étendent à l’infini. Avant de se fondre en un alliage sonore parfaitement monochrome...

Un foutu diapason, produisant une onde qui s’immisce, emprisonne le corps et l’esprit. Vers une extase, tour à tour mystique, jouissive, hédoniste. Mais toujours empreinte d’une certaine gravité, la voix sans doute, trop distante, hachée pour être simplement l’incarnation d’un plaisir sans fin. D’ailleurs Back To Land s’achève sur une envolée élégiaque. Trop belle et trouble pour ne pas pointer du doigt le caractère fuyant de la grâce...Monument érigé à la gloire de l’instant, allongé, transformé...Baignant dans cette histoire d’hallucinations, sonorisée par des guitares chaudes, enveloppantes, aux effets croisés, comme si elles s’embrassaient, s’enlaçaient... Un acte d’amour, contre les phobies, les angoisses, la laideur...Aux sources de la lumière. A s’injecter sans modération...




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