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A l’écoute de Satellite Jockey, je me suis dit les Pixies sont morts vivant , et j’ai de ce pas ravalé mon chapeau, car non seulement les Pixies ne sont pas morts (quoique) mais surtout Satellite Jockey n’a pas que les Pixies dans l’arc de ses références et influences, c’est peut être même la moins directe.

Il n’empêche que les cœurs féminins, cette voix masculine qui semble se cacher , et ce mélange savamment orchestré de l’électricité et de l’acoustique sans que l’un prenne le pas sur l’autre, nous ramene au Pixies. On replonge dans les 90’s, circa My Bloody Valentine le labyrinthe moins tourmenté, comme sur « Your Black Cloud » morceau qui sait se déchainer sans rien casser, comme un danseur de tektonik dans un magasin de porcelaine qui ne ferait même pas trembler une coupelle à désert. C’est "Star P.1" qui ouvrait, « Star P.2 » est son pendant plus symphonique, plus bowiesque dans on approche première, avant de plonger l’ensemble dans un bouillon sonique, dissolvant l’ensemble des approches, faisant un alliage proche de la perfection pouvant illustrer une version d’Alice au Pays des Merveilles filmés par Quentin Tarentino. Avec « Cold Statue » le Satellite Jockey est en rotation autour de son sujet, frisant le surplace, mais aussi, et c’est pas négligeable, réussi à nous faire danser surplace pour un style que les 90’s adoraient, le slow que l’on faisait seul avec comme partenaire la musique, et comme endroit où plonger son regard, ses chaussures. Avec «  » le groupe entame une descente vers le bucolique « Innocent Fields » à peine remis de ce passage dans la stratosphère, mais les idées encore empli d’un gaz nouveau et enivrant.

L’atterrissage sur ADA aura été long, mais pas forcé, et agréable. All over The World.




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