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Je me souviens d’un jour de novembre 2010, lors d’une soirée (du festival des Inrocks, je crois) à l’Aéronef de Lille : je venais écouter Local Natives et Warpaint ouvrait la soirée. Je n’y avais pas, à l’époque, prêté une oreille assez attentive : le côté groupe de filles encensé par les journalistes m’agaçait, et j’avais eu l’impression de me faire avoir, de la manière qu’avec les Dum Dum Girls et Au Revoir Simone (je maintiens ma position sur ces deux groupes), bref, les demoiselles de Warpaint étaient victimes de mes préjugés.

Et puis il y a eu ce concert de 2010, une claque quasi mystique, la découverte de leur Ep Exquisite Corpse, l’album The Fool, un doux mélange de musique pop et de rock dark, à la limite d’un gothisme lyrique. Et les revoilà, en janvier 2014, avec Warpaint, publié chez Rough Trade.

Un album de 12 titres dans lequel les voix d’Emily (chant et guitare) et de Theresa (chant et guitare également) tournent autour d’un totem qui est la rythmique de Stella (batterie) et Jenny (basse) (il faut écouter ce monument de joliesse qu’est le dernier titre de l’album, Son).

Echos et nappes sonores en boucles donnent de la grâce à un album de pop noire comme l’est le single Love is To Die : learn to let go, "apprenez à lâcher prise", nous disent-elles, et sans doute est-ce ce qu’elles ont appris à faire ces dernières années après le succès de The Fool et la grosse attente qu’elles sont suscitée. Restant dans la veine de The Fool, (folk avec Teese ou la ballade Go In) les quatre musiciennes testent néanmoins leurs limites comme dans Disco/Very. Basse et batteries très présentes et un chant ironique, avant que ne revienne leur sens de la langueur.

Le gang Warpaint s’est affranchi des références Siouxsie ou Cocteau Twins avec un album intense et shoegaze. Les Californiennes l’inaugurent sur scène le 20 janvier à Paris avant une grosse tournée qui les mènera aux etats-Unis, en Grande-bretgane, à Honk-Hong... Et les festivals français, alors, les filles, hein ?

Le clip du premier titre, Love is to die :

* "Ouah elles sont belles, elles sont dark, elles font de la musique, les filles savent faire autre chose qu’être des groupies des musiciens, wouah, truc de ouf malade") (je caricature, c’est pour vous détendre)




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