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Papa, je peux ramener des chamallow à l’école, aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma copine. Je fouille alors dans les meubles hauts de la cuisine, compartiment sucreries et gâteaux industriels quand on a pas le temps de faire des muffin maison le week end. Et là le drame, un paquet de chamallow devait vivre ses dernières heures. Impossible d’apporter donc un paquet de ces bonbons qui sont certainement l’œuvre d’un ancien bourreau officiant dans l’étouffement. Et là, avant de voir perler des larmes aux yeux de ma douce descendance je lui propose de faire du bien (enfin presque) aux oreilles de ses copains et copines de maternelle avec de la musique, aussi sucrée que le bonbon mou, et il faut bien le dire aussi étouffant pour les oreilles de papa.

Car le Whomadewho est très éloigné de ce que nous pouvions en attendre, et ce qui nous est arrivé, est un disque qui pourrait ne pas faire bouger un doigt à un hyperactif. Le disque est comme un effondrement maitrisé, une chute assumée vers une musique qui pourrait servir à vendre des voitures ou des bonbons. L’ennui est souvent au rendez vous de ces chansons qui suivent une même envie, de nous promener dans un pays rose et virtuellement enchanteur, sauf que les attractions sont aussi attrayantes que celles d’un camp de vacances en Bulgarie. Certes la danse est une piste toujours présente dans les jambes du groupe, mais l’envie n’y est pas, et le tout sonne comme une tentative ratée d’évoluer, le cul entre deux chaises, ce qui vous en conviendrez n’est pas super confortable.

Voilà, souhaitons que « Dreams » aura fait passer la pilule de l’absence de chamallow à des enfants qui trouveront dans cette musique peut être l’occasion de s’éloigner des sucreries comestibles pour des sucreries auditives. Je peux plus parler j’ai la bouche pleine, je viens de racheter un paquet…




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