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Il y a dans les voyages d’êtes des panoramas grandioses, des instants de respirations calmes, d’iris et pupilles dilatées aux ciels, pierres, arbres, asphaltes, animaux croisés et murs aux détails chatouillant. L’été, je rentre dans ce qui est et sera toujours chez moi, armé de la cuirasse chromée d’une voiture louée, avec les copilotes de mon cœur a demi endormis a mes côtés, il y a une paix savoureuse a conduire ainsi, je choisi sagement la bande sonore de la road movie de 1000 km, sachant des endroits, des routes et déroutes, des sensations que j’aurai en passant là, où plus loin. Et puis il y a ce bout du monde, cet endroit venu d’autre part, l’Eden de moi, le Val d’Aran. 100 kilomètres de courbes plus belles que les vôtres, de lacs où dorment plus d’une dame, de roches orgueilleuses qui raflent les cieux de symétries inexactes, de nature dominatrices des peintres et songeurs. Je sais parfaitement quand j’arrive là, tant de roulage sur ces asphaltes m’a appris à saluer cet odeur, a recevoir ces teintes. Dés lors, il ne me reste plus qu’a choisir le son qui suivra le découpage des montagnes sur l’azur, qui alimentera la chlorophylle des bois, qui donnera cœur aux rochers. Parfois j’avoue le hasard, mais cette fois non, je sais ce qui versera des sentiments sur les mètres de fantaisie et beauté. Angus et Julia endorment paisiblement a mes deux amours assis derrière, entrent en eux, possèdent leurs somnolences, et viennent poursuivre le chemin dans leurs proses lancinantes et claires, dans leurs chants tressés comme lin, dans la douceur de leurs pas. Bien sur ils ne veulent pas toujours partager leurs talents, et souvent ils songent a disparaitre d’eux deux pour ne vivre que comme un, mais résister a Rick Rubin serait demander au diamant de n’être que pierre, et fausser les cartes postales de ce Val d’Aran qui leur sied a plaisir, renoncer a un défi de Rick, serait renoncer a mettre son nom sur la biographie de la musique, et même là, les frères Stones ne peuvent s’échapper. Alors on retourne a l’union, parfois pas très sur du résultat, parfois sans l’envie (on le note parfois au fond d’une voix), mais on retrouve cette magie qui survie dans le sang familial, cette merveilleuse harmonie vocale qui sait si bien envelopper ces mélodies sensibles et chaudes, simples et "kinesitherapeutiques" pour nos ouïes. Et leurs folks aux rythmes presque religieux dans leurs tiédeurs, comme quand les Carpenter parlaient de paix, comme quand Simon et Garfunkel murmuraient leurs images d’Epinal, comme quand nos vies demandaient des psaumes tranquilles. Leurs mots se posaient comme oiseaux fatigués des migrations qui se posent sur les pins géants de ces Pyrénées aimées le temps de s’aimer, et leurs voix érodent son a son les falaises des bas-côtés comme un vent connaisseur du temps requis pour créer un paysage tel que ces terres, et ma vie devient un petit luxe que j’avale thème a thème, tintement a tintement, corde a corde, l’or de leurs voix, la mine de diamant de la production, tout devient un plaisir, une amalgame parfaite entre les photos de voyage et les sons des chemins. Avouer que certainement, le chemin peut parfois se faire un peu long, les litanies parfois allongées, mais je referai ce chemin mille fois, j’espère, et qu’il soit plus long, en ce point même des géographies de mon cœur, ne me déplait pas. Osez le mariage de votre lieux sur leurs voix, je vous assure un voyage, je vous assure un moment, simplement, un moment, mais quel moment pour l’éternité.




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