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Il y a chez The Pains Of Being At heart (TPOBPAH) de la candeur et de la naïveté, qui tiennent à leurs arrangement pop mâtinés de shoegaze, comme ils savent si bien le faire. Ils minaudent un poil, c’en est assez agaçant (Kelly, Beautiful You), c’est vrai, mais on n’attend pas des TPOBPAH qu’ils se mettent à hurler des chansons tristes sur un fond metal. Qui peut attendre de la colère et de la rage de ces mignonnets romantiques au cœur gros comme ça ? (mais un peu dark quand même, n’oublions pas le titre de l’album, Days Of Abandon, ça ne respire l’amour partagé dans les prés, ça).

Non, TPOBPAH, c’est avant tout de l’écho, de l’amour blessé, des synthétiseurs, des chœurs fragiles (et des cœurs meurtris aussi), on sent que Kip Berman, présenté dans la bio du groupe comme seul membre du groupe (j’aimerai pas trop à la place des autres, enfin je dis ça, je suis pas dedans, hein, mais bon, quand même...), bref, on sent que le garçon en a gros sur la patate. Eurydice est à la fois un titre parfait, pop, aux chœurs inspirés, et c’est toujours bon de piocher dans la mythologie grecque pour raconter des histoires tristes (Eurydice est la femme qu’Orphée est allée chercher aux Enfers), mais les paroles sont vraiment trop niaises, même en anglais, c’est limite.

Kip Berman a allègrement pioché dans des références années 80. Le clip en animation d’inspiration japonaise de Until the Suns Explodes en est la preuve : Jem et les Hologrammes ne sont pas loin (oui, cette série dans laquelle deux groupes de rock féminins se combattent sur scène, Jem et les Hologrammes contre les Misfits) (un dessin animé créé uniquement pour des poupées de Jem, d’ailleurs) (et je l’avais).

Au final, c’est un assez joli album, tout de même, mais un peu trop joli. Dont il est difficile de ne pas se moquer tant il dégouline.




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