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Le chant de Marcus Gordon, leader de 22 ans de ce groupe de Sydney, est à l’image la photo de la pochette. Celle ci le représente grimé, le torse nu, recouvert de tatouages, le tout suggérant une possible pendaison, des plaies, avec une résurrection possible pour ce « Weakling », ce freluquet qui semple déployer des forces inimaginables pour arriver à coller à l’univers rock brut et direct de son groupe.

La proximité christique ne sera que le tracé sommaire d’une divagation que je ne m’interdis que quand il est l’heure de souper. Mais là Marcus Gordon pourrait bien prendre les traits d’un christ non rédempteur, une forme de divine enfant qui n’amènerait pas la félicité avec lui, plutôt un vague à l’âme qu’il aurait récupéré chez un monstre du seigneur des anneaux, qui aurait lui, déjà perdu son précieux. On frôle la sortie de route, on est rarement dans les clous, Marcus Gordon semblant prendre de plein fouet le souffle de son groupe qui assure un décor parfois stellaire (le post rockien « The Silly Fucking Thing »).

Moins fou que Julian Cope, mais tout aussi perché dans des cimes que la raison de ne pourra jamais atteindre, Spookyland se drape de la peau d’un freluquet, prédateur des oreilles souffreteuses, pour envoyer en éclaireur un EP tout en aventure.




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