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Imaginez mon excitation lorsque j’appris, par un simple courriel de mailing-list, la parution du sixième album de l’un de mes groupes préférés, l’un de ceux qui m’ont introduit à la Drum & Bass, à l’électro et au jazz simultanément (bon, pour le jazz, j’avais déjà une base). Lamb, car il s’agit d’eux, c’est l’histoire d’un groupe aux influences multiples, et aux deux membres aux caractères bien trempés. C’est d’ailleurs ce qui avait amené le groupe à splitter il y a quelques années, Lou Rhodes voulant l’emmener vers quelque chose de plus folk, alors que Andy Barlow, le musicien à tout faire, se voyait de plus en plus dans des constructions musicales compliquées et ancrées dans les musiques électroniques. Elle rêvait de paix intérieure, lui prenait toutes sortes de cachets et autres poudres pour s’éclater sur scène (et le public en redemandait). Finalement, l’un et l’autre ont fait un bout de chemin en solo, elle notamment chez Ninja Tune avec ses propres albums ou en collaboration avec le Cinematic Orchestra. Lui sous le nom de Lowb. Et puis, ayant constaté qu’ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient seuls, ils ont décidé de tenter de retrouver la flamme collective après quelques années de séparation (et de succès moins important, également). A travers des lives, tout d’abord. Ce qui aboutit à la parution du rare « Live at Koko », enregistré en 2009, mais paru en 2011. Puis l’écriture du bien nommé « 5 », leur cinquième album, paru la même année.

Dès les premières notes de « In Binary », qui ouvre Backspace Unwind, ce nouvel album, le contact est renoué avec les racines du groupe. La voix toute douce et planante de Lou Rhodes se place sur une musique électronique qu’on aimerait voir jouée par un orchestre à corde. Très rapidement, tous les repères sont là. Groupe à succès dans les années 90, notamment avec l’incontournable single « Gabriel » (n°1 dans différents pays du sud et de l’est de l’Europe), Lamb revient chasser sur des terres à possible succès avec « As Satellites Go By », tendre mélange d’une basse lourde en arrière plan, couverte par un piano aérien et la voix légère de la chanteuse britannique ou avec « We Fall In Love », premier single destiné à toucher le cœur des auditeurs sensibles.

Le reste de l’album est à la hauteur. Après quelques écoutes, tous les airs sont ancrés dans mon cerveau. Du lent, du rapide, du mid-tempo, il y en a pour toutes les humeurs. Seul petit regret, l’absence du petit grain de folie qui parcourait certains morceaux gigantesques comme « Ear Parcel » ou « Little Things » (tous deux sur le magnifique « Fear of Fours »). Ce sera pour la prochaine fois ?




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